Swing séquence : Laurent Richard
Le coup de driver
A l’adresse, on remarque que Laurent Richard possède une attitude fière et dominatrice devant la balle. Sa position se caractérise par la création de nombreux angles, principalement au niveau des jambes. Son bassin est positionné relativement haut, ce qui facilite un grand bras de levier lors de l’exécution du backswing.
On devine également à quel point le corps est relâché de manière à donner toute son efficacité au mouvement. Au départ, le club est dirigé au-dessus du bassin, et non en dessous de la ceinture, ce qui permettra à la poitrine de se dégager plus facilement et de frapper la balle avec le buste.
Au sommet du backswing, on remarque que le club croise légèrement la ligne de jeu, conséquence d’un coude droit un peu faible. Le corps offre une position très dynamique et ne demande qu’à libérer la puissance accumulée. On peut relever que l’épaule gauche est un rien trop basse, raison pour laquelle les mauvais coups de Laurent Richard sont en général des pulls.
Le point fort de ce backswing est assurément l’extraordinaire résistance des cuisses et des jambes, la tonicité du mouvement se fondant sur ces éléments du corps. Joueur de grande taille, Laurent Richard doit faire face à un centre de gravité relativement haut, ce qui conditionne une perpétuelle recherche d’équilibre dans le swing.
A la traversée, le club part légèrement vers l’intérieur et, à l’instar d’Ernie Els, sa main droite est au-dessus de la main gauche. Le transfert de poids offre une belle dynamique, la hanche gauche pouvant être positionnée un rien plus haute de manière à donner toute son efficacité au passage du club. On remarque également à quel point la tête reste en parfaite position à l’impact.
Le finish se distingue par une belle amplitude. L’espace crée entre les mains et les épaules au sommet du backswing apparaît également à la fin du mouvement. Le shaft du club s’est mû dans une parfaite rotation autour du corps. Laurent Richard fait face à son objectif, en appui sur sa jambe gauche, le pied droit totalement relâché sur la pointe.
Le swing de Laurent Richard gagnerait encore en efficacité avec une rotation plus centrée autour de la colonne vertébrale lors du downswing. On remarque qu’il est obligé de tourner les mains pour contrôler son mouvement. Mais, la grande force de ce swing est que le club se déplace en parfaite coordination avec les épaules tout en recherchant un maximum d’appuis.
Le coup de fer
Comme avec le driver, Laurent Richard possède une position très dynamique et très athlétique à l’adresse. Son set-up se caractérise par un parfait équilibre devant la balle et par les nombreux angles que le corps crée. On remarque que son menton est relevé, créant ainsi un espace qui facilitera la rotation des épaules et le déplacement des bras
Laurent Richard domine la balle sans pour autant créer de tension dans les muscles du corps. Sa position de départ offre une totale impression de relâchement tout en apparaissant très tonique. Le corps est tout à fait disposé à agir tel un ressort avec un club est en parfaite connexion avec les bras et les épaules
Contrairement au driver, le club est en position idéale au sommet du backswing. Il ne croise pas la ligne de jeu et est parallèle à ligne des pieds. Le club évolue dans le plan, évolution qui est facilitée par le maintien de l’équilibre du corps tout au long du backswing. Le corps conserve ses angles de départ et attend de libérer la puissance accumulée à la montée.
C’est ici que se remarque à nouveau toute la résistance des cuisses et des jambes, le point fort du swing de Laurent Richard. Le corps dispose de la stabilité nécessaire pour opérer un mouvement de descente en parfaite synchronisation. Il crée l’espace nécessaire pour relâcher le club dans la balle.
Lors du follow-through, la hanche gauche est dans une position plus haute et les talons sont plus bas, ce qui favorise la sortie du club. De plus, la hanche gauche est clairement en position d’appui et permet la libération de puissance. Par rapport au driver, le shaft du club remonte plus vite dans la ligne, la main droite recouvrant moins le club.
L’arc de swing s’opère véritablement autour d’un axe et conserve une belle amplitude tout au long du mouvement. Le club remonte loin et reste en connexion avec le corps. A la fin de son mouvement, Laurent Richard se retrouve en équilibre devant son objectif, sa boucle de ceinture faisant face à celui-ci.
On remarque à nouveau à quel point le swing de Laurent Richard est basé sur une recherche d’équilibre pour que le club puisse évoluer dans le bon plan. Davantage qu’avec le driver, le corps se caractérise par les nombreuses positions d’appuis qu’il offre, lesquelles positions d’appuis favorisent cette remarquable dynamique présente tout au long du mouvement.
(Analyse de swing effectuée avec Franco Isola, PGA Teaching Pro et coach de Laurent Richard) |